Mariage à l'Auberge du Haycot : le oui de Céline et Antoine à 1 100 mètres d'altitude dans les Vosges
16 août 2026

Il y a des mariages qui se racontent avec des mots simples : beau temps, jolie robe, super ambiance. Et puis il y a celui de Céline et Antoine, le 6 juin 2026, à l'Auberge du Haycot. Celui-là, il faut le raconter avec les larmes qui montent, parce que c'est exactement ce qui s'est passé toute la journée.
L'Auberge du Haycot, pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un petit coin de paradis perché à environ 1 100 mètres d'altitude, en plein cœur du massif des Vosges, tout près de Sainte-Marie-aux-Mines. Autant dire que quand on gare la voiture et qu'on lève les yeux, on se dit déjà que la journée ne va pas être comme les autres. Moi qui viens de Strasbourg pour ce genre de mariages en pleine montagne, je peux vous dire qu'il y a un silence là-haut qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Le genre de silence qui donne envie de retenir sa respiration — pratique, quand on est photographe et qu'on ne veut surtout rien louper.
Des préparatifs qui commencent dans le brouillard (et finissent en plein soleil)
Ce matin-là, ça papote, ça rit, ça stresse un peu aussi — normal, c'est le jour J. Céline avait ce petit sourire nerveux qu'ont toutes les mariées juste avant d'enfiler la robe, celui qui dit « je suis terrifiée et c'est le plus beau jour de ma vie » en même temps. Une copine qui pleure déjà devant son café — bref, l'ambiance classique des préparatifs, sauf qu'ici, on l'a vécue avec les Vosges en toile de fond et l'air frais de l'altitude qui remet tout le monde d'aplomb.
Côté Antoine, l'ambiance était plus... sobre. Costume ajusté, cravate qui refuse de coopérer, et ce fameux témoin qui répète son discours dans le couloir en marmonnant, sans se douter qu'il allait mettre toute la salle en larmes quelques heures plus tard. On y reviendra.










Le first look : quand plus personne ne respire
S'il y a un moment que je conseille à chaque couple, c'est bien celui-là. Le first look, ce face-à-face organisé avant la cérémonie, loin des regards, juste eux deux (et moi, avec mon appareil, essayant de me faire aussi discret qu'un appareil photo peut l'être).
Antoine, dos tourné. Céline qui s'approche, doucement, sur le petit chemin qui surplombe la vallée. Et puis le moment où il se retourne. Je ne sais pas trop comment décrire ce qui se passe sur un visage à cet instant précis — un mélange de choc, de soulagement et d'amour à l'état brut — mais je peux vous dire que j'ai eu du mal à garder l'appareil stable. Antoine a mis sa main sur sa bouche, Céline a éclaté de rire nerveusement pour ne pas pleurer tout de suite (raté), et les Vosges, en fond, avaient l'air de retenir leur souffle avec nous.
Ce genre de scène, c'est pour ça qu'on fait ce métier. Pas pour les jolies lumières mais pour ces trois secondes où deux personnes se regardent et oublient complètement qu'il y a quelqu'un avec un objectif à deux mètres d'elles.



Des vœux qui ont eu raison de tout le monde
La cérémonie a eu lieu dans une petite église à Sainte Croix aux Mines.
Et puis sont venus les vœux. Céline a commencé d'une voix assurée, avant de craquer à peu près à la moitié de sa première phrase. Antoine a tenu un peu plus longtemps — le temps de dire « et depuis ce jour-là » avant de s'effondrer à son tour. Résultat : deux mariés en larmes, un officiant qui essayait tant bien que mal de garder son sérieux, et une haie de mouchoirs qui circulaient dans l'assemblée plus vite qu'un bouquet à la fin de soirée.
Je ne compte plus les mariages où j'ai vu des vœux émouvoir une salle. Mais celui-ci, avec le vent léger, la vue sur les crêtes vosgiennes et ces deux-là qui n'arrivaient plus à finir leurs phrases, restera clairement dans le haut du classement.
Le discours qui a achevé la dernière personne encore stoïque
S'il restait dans la salle quelqu'un qui n'avait pas encore versé une larme pendant la cérémonie, le discours du témoin s'en est chargé pendant le repas. Souvenirs d'enfance, private jokes que personne d'autre ne comprenait mais qui faisaient rire aux éclats, puis ce virage sérieux et sincère sur ce qu'Antoine et Céline représentent l'un pour l'autre — et la salle entière est passée du fou rire aux sanglots en l'espace de deux phrases. Même les serveurs ralentissaient le service pour écouter.
C'est souvent comme ça que ça se passe : on rit, on pleure, on rit encore. Le mariage, c'est à peu près la seule occasion où on vous pardonne de faire les deux en même temps sans que personne ne trouve ça bizarre.






Une soirée qui a refusé de se terminer
Passé le coucher du soleil sur les Vosges — et franchement, un coucher de soleil vu à 1 100 mètres, ça n'a pas grand-chose à voir avec celui qu'on regarde depuis son balcon —, la soirée a pris un tout autre rythme. Piste de danse pleine, DJ qui n'a pas eu besoin d'insister deux fois, et une énergie qui n'est pas retombée avant la toute fin de nuit.
Quelques images de ce qu'on capture encore à ce moment-là, quand tout le monde a oublié qu'il y a un photographe dans la salle :
- Les enfants qui dansent encore alors qu'ils auraient dû être couchés depuis longtemps.
- La grand-mère qui tient la piste mieux que la plupart des trentenaires présents.
- Céline, chaussures à la main, qui danse pieds nus sur le parquet vers 1h du matin.
- Antoine et ses témoins qui refont, avec plus ou moins de succès, une chorégraphie répétée trois fois la veille.
C'est souvent après minuit que naissent les photos préférées des mariés — celles où plus personne ne pose, où il ne reste que la fatigue heureuse et l'envie de profiter des dernières minutes entourés de tous ceux qu'ils aiment.






Mariage à l'Auberge du Haycot : le oui de Céline et Antoine à 1 100 mètres d'altitude dans les Vosges
Le mariage de Céline et Antoine restera pour moi un de ces jours où le décor et l'émotion se sont parfaitement répondus. L'Auberge du Haycot, perchée dans les Vosges près de Sainte-Marie-aux-Mines, offre ce cadre rare où la nature prend une vraie place dans l'histoire du jour — et où même les invités les plus réservés finissent par sortir un mouchoir.
Vous préparez un mariage en montagne, dans les Vosges ou ailleurs, et vous cherchez quelqu'un pour capturer ce genre de moments — ceux qu'on ne voit qu'une fois, en général les yeux un peu brouillés ? Je me déplace avec plaisir depuis Strasbourg pour ces journées-là.
Écrivez-moi, on en discute autour d'un café — et promis, je viendrai avec des mouchoirs en plus dans le sac photo.
Ce jour-là, les Vosges ont eu de la concurrence : Céline et Antoine leur ont volé la vedette. Si vous voulez, vous aussi, être les héros de votre propre montagne, on en parle quand vous voulez.
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